À l’occasion de la 60ᵉ Journée mondiale des communications sociales qui sera célébrée ce dimanche 17 Mai 2026, le philosophe et universitaire Roger la Joie de la Croix Folikoue livre une réflexion profonde, humaniste et résolument contemporaine sur le décret conciliaire Inter Mirifica, promulgué le 4 décembre 1963 par Paul VI.

À travers ce texte dense et accessible, l’auteur invite à repenser la place des médias, des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle dans nos sociétés modernes.
Derrière ce titre latin signifiant « Parmi les merveilles », Inter Mirifica apparaît, sous la plume du professeur Folikoue, comme une vision presque prophétique des mutations technologiques contemporaines.
Le décret du Concile Vatican II, initialement consacré à la presse, à la radio, à la télévision et au cinéma, trouve aujourd’hui une résonance nouvelle face à l’essor fulgurant d’Internet, des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle.
L’analyse proposée met en lumière une idée centrale : la communication constitue l’une des grandes merveilles de l’humanité parce qu’elle prolonge la nature relationnelle de l’homme. Communiquer, c’est exister, partager, transmettre et construire le lien social. Dans cette perspective, les outils numériques ne sont pas seulement des instruments techniques, mais des espaces où s’exerce pleinement la liberté humaine.
Le philosophe rappelle ainsi que l’Église catholique reconnaît la liberté d’expression comme un droit fondamental et intrinsèque à chaque individu. Une évolution majeure de la pensée moderne où l’être humain cesse d’être un simple relais d’opinion pour devenir un véritable sujet capable de réflexion, de discernement et de parole personnelle.
Cette reconnaissance de la parole individuelle prend une importance capitale dans un monde dominé par l’instantanéité numérique.
Mais loin d’un plaidoyer naïf en faveur de la technologie, le texte pose une interrogation essentielle : que faisons-nous réellement de ces « merveilles » mises entre nos mains ? Car pour Roger la Joie de la Croix Folikoue, la puissance des médias et de l’IA impose désormais une éthique de responsabilité.
En s’appuyant sur le thème retenu pour cette 60ᵉ Journée mondiale des communications sociales — « Préserver les voix et les visages humains » — l’universitaire togolais appelle à une utilisation plus humaine, plus fraternelle et plus responsable des outils de communication. Une réflexion qui rejoint les préoccupations actuelles autour des dérives numériques, de la désinformation, des discours de haine ou encore de la déshumanisation des échanges en ligne.
Le texte fait également écho au message de Moïse Touho, chargé des moyens de communication au sein de Conférence des Évêques du Togo, qui insiste sur l’urgence d’un usage responsable des médias à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle.
Pour le professeur Folikoue, cette responsabilité repose sur trois exigences fondamentales : répondre de ses actes et des contenus diffusés, protéger la dignité et la sensibilité des autres, puis promouvoir le bien commun à travers des messages porteurs de paix, de justice et de fraternité. Une vision qui replace l’humain au cœur de la révolution numérique.
Par son analyse à la fois philosophique, spirituelle et sociale, Roger la Joie de la Croix Folikoue signe un texte d’une grande actualité. Dans un monde où les technologies évoluent plus vite que les consciences, son appel résonne comme une invitation à faire des médias non pas des instruments de division, mais des passerelles de communion entre les peuples.
À travers cette réflexion, l’universitaire rappelle finalement que « l’autre monde possible » évoqué dans son texte dépend avant tout de l’usage que chacun choisit de faire de la parole, de l’image et de la technologie.





