Du 13 au 23 avril 2026, visite apostolique du Pape Léon XIV sur le continent africain
Quatre pays :
Algérie, un pays maghrébin.
Cameroun, un pays franco-anglophone.
Angola, un pays lusophone. Guinée Équatoriale, un pays hispanophone.
Un choix représentatif du continent et un choix célébrant la diversité culturelle, sociologique, ethnique, religieuse etc. On pourrait dire aussi un choix allant du plus petit nombre de catholiques, 10 000 en Algérie au taux de plus de 75 % de catholiques en Guinée Équatoriale. Les images et vidéos ont montré la riche diversité par les tenues des participants avec un enthousiasme inqualifiable.
Qui peut oublier les images du Pape Léon XIV avec l’Iman de la grande Mosquée d’Algérie?
Qui peut oublier l’image du Pape plantant l’olivier à Annaba?
Qui peut oublier la trêve de trois jours sans conflits décrétée à Bamenda avec l’accord des séparatistes?
Une véritable oasis de liberté et de paix dans un quotidien souvent tumultueux.
Qui peut oublier l’image du Pape et d’Amalia, un instant immortalisé?
Qui peut oublier la rencontre chargée d’émotion avec les jeunes à l’Université catholique de Yaoundé?
Qui peut oublier la rencontre à Saurimo (Angola) et la danse des prisonniers à Bata après la célébration à Mongomo, ville natale du président équato-guinéen et cette immense foule au stade de Bata et de Malabo?
Oui une immense foule qui a fait penser au passage de l’Apocalypse décrivant une foule immense. Mais avez-vous imaginé ce que serait le rassemblement de toutes les foules durant cette tournée apostolique?
La première question qui me vient à l’esprit est : pourquoi toutes ces foules composées d’hommes et de femmes, de compétences variées et appartenant à une pluralité de corps dans la société ne constituent-elles pas une puissante force de transformation qui ferait basculer l’Afrique dans une nouvelle ère, celle de la renaissance du monde à partir du continent africain ?
Quand on regarde toutes les vidéos de cette visite apostolique, on est content de la bonne organisation de la tournée. L’ Afrique en ce qu’ elle est, un continent d’hospitalité, sait organiser ce genre de tournée avec ses moyens. Bravo à l’Afrique pour cette réussite.
Mais pourquoi ce sens d’organisation ne se manifeste- t- il pas souvent pour la transformation de nos cadres de vie pour offrir un autre visage de l’Afrique au monde?
Le christianisme saurait-il être, non seulement un moyen de salut mais aussi une dynamique capable de faire lever toute la pâte?
Mais peut-il être une dynamique sans composer avec les différentes cultures de l’intérieur ?
Peut-il agir de l’intérieur s’il est une forme d’uniformisation de rites et symboles ?
Ne devrait-il pas être une expression plurielle de l’amour salvateur de Dieu à l’instar de la même nature humaine qui s’exprime par différentes cultures ?
Et si la catholicité ne consistait pas à « universaliser un particulier mais à accepter qu’un universel se manifeste par différents particuliers acceptant la diversité du discours, des rites et des symboles pour parler du même Dieu? ( Cf. Kä Mana).
L’ Afrique n’aurait-elle pas la chance d’apporter quelque chose de singulier au christianisme et de l’enrichir ?
Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE





