Lomé est devenue, ce vendredi 3 juillet 2026, l’épicentre de la diplomatie africaine avec l’ouverture de la Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA). Réunis au Palais des Congrès, les ministres des Affaires étrangères des États membres ont engagé une réflexion stratégique sur le thème : « L’Afrique face à la crise au Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques ».

Placée sous le haut patronage du Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, la rencontre a enregistré la participation du Président sierra-léonais, Julius Maada Bio, ainsi que de la Commissaire de l’Union africaine chargée du développement économique, Francisca T. Belobe. Ensemble, ils ont appelé à une réponse africaine coordonnée face aux répercussions économiques, sécuritaires et géopolitiques des crises internationales.

Dans son discours d’ouverture, Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’aller au-delà de l’analyse de la crise afin de construire une réponse collective et durable. « Cette crise ne doit pas être traitée comme un épisode transitoire. Elle doit nous conduire à accélérer la construction de notre résilience, sécuriser nos corridors et moderniser nos ports », a-t-il déclaré.

Pour la Commissaire de l’Union africaine, Francisca T. Belobe, il est indispensable de développer une compréhension commune des conséquences de la crise afin de renforcer le positionnement stratégique du continent dans un contexte international marqué par de profonds déséquilibres.
Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a salué le leadership du Président du Conseil, estimant que cette initiative offre à l’Afrique l’opportunité de se concerter et de parler d’une seule voix face à une crise aux répercussions mondiales. Il a également souligné que cette démarche illustre l’émergence d’une Afrique proactive, capable de défendre ses intérêts sur la scène internationale.
De son côté, le Président sierra-léonais, Julius Maada Bio, a invité les dirigeants africains à transformer cette crise en une opportunité historique : « La question qui se pose à nous n’est pas seulement de savoir comment l’Afrique répond à cette crise, mais aussi comment nous pouvons saisir cette occasion pour bâtir un avenir plus résilient et doté d’une plus grande autonomie stratégique. »
À travers cette conférence, Lomé confirme son rôle de plateforme diplomatique majeure en Afrique et réaffirme l’ambition du continent de peser davantage dans la gouvernance mondiale grâce à une vision commune, fondée sur la résilience, la solidarité et l’autonomie stratégique.
La rédaction





