Confronté à la désertification, à la dégradation des terres agricoles et aux effets croissants du changement climatique, le Togo fait du reboisement une priorité nationale. Chaque année, le pays perd près de 5 679 hectares de forêts, tandis que seulement 2 000 hectares sont reboisés, créant un déficit de 3 679 hectares et entraînant la disparition de plus de 5,5 millions d’arbres.
Cette régression du couvert forestier a déjà des répercussions visibles : baisse des rendements agricoles, assèchement des sources d’eau, hausse des températures, érosion côtière et appauvrissement des sols, notamment dans les régions de la Kara et des Savanes.
Pour inverser la tendance, le gouvernement s’est fixé l’objectif de planter un milliard d’arbres d’ici 2030 afin d’accroître la couverture forestière nationale. Toutefois, ce défi exige une forte mobilisation citoyenne face aux principales causes de la déforestation : production de charbon de bois, agriculture sur brûlis, feux de brousse, exploitation forestière illégale et urbanisation rapide.
Au-delà d’une simple action environnementale, le reboisement est désormais un enjeu stratégique pour préserver les ressources naturelles, renforcer la sécurité alimentaire et protéger les populations contre les conséquences du changement climatique.





