Face à la progression des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité au Togo et dans le monde, la Société de Cardiologie du Togo (SOCART) confirme son engagement dans une approche résolument pratique et orientée vers les résultats. Après une première étape tenue à Kara, ayant mobilisé les professionnels de santé des régions septentrionales, la deuxième phase du 3ᵉ Congrès s’est déroulée à Lomé les 11 et 12 juin, dans une dynamique de formation intensive et de renforcement des capacités.

Un congrès tourné vers l’action et les gestes qui sauvent
Placée sous le thème : « Réanimation cardio-pulmonaire : ateliers pratiques de réanimation en cardiologie et retour sur les grandes lignes des JESFC 2025, 2026 et de l’ESC 2025 », cette édition se distingue par son orientation essentiellement pratique. Ici, pas de longues communications théoriques, mais des ateliers immersifs centrés sur les gestes d’urgence.



Les participants ont été formés à l’utilisation d’équipements essentiels en réanimation : moniteurs multiparamétriques, seringues électriques, lecture et interprétation de l’ECG, ainsi que la maîtrise du défibrillateur combinée à la réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Une approche qui vise à renforcer la réactivité des soignants face à l’arrêt cardiaque.

Pour le Professeur PIO M, Médecin Lieutenant-Colonel et Président de la SOCART, l’objectif est clair : « Ce 3ᵉ congrès est 100 % pratique. Il s’agit de former aux gestes et outils indispensables contre l’arrêt cardiaque. L’idée est de rendre chaque professionnel capable d’agir dans les premières minutes, car elles sont décisives ».
Le défibrillateur, outil central de la survie



Au cœur des ateliers, le défibrillateur a occupé une place stratégique. Présenté comme un instrument vital dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque, il a fait l’objet d’explications approfondies sur ses différentes formes : automatique, semi-automatique et manuel.
Selon MCA YAYEHD, son rôle est déterminant : « Sans défibrillateur, les chances de survie sont quasi inexistantes. Mais encore faut-il savoir l’utiliser correctement ». Un message qui souligne l’importance de conjuguer équipement et formation pour optimiser les chances de survie.
Des participants renforcés et engagés
Les retours des participants traduisent la pertinence de cette initiative. Pour une sage-femme, cette formation constitue un véritable levier d’amélioration des pratiques : elle permettra d’intervenir plus efficacement en réanimation maternelle et néonatale, tout en maîtrisant davantage les équipements spécialisés.

De son côté, le Dr KONLAMBIGUE Richard, médecin généraliste, insiste sur l’impact national de cette initiative : « Ces formations donnent à tous les professionnels de santé les premiers réflexes indispensables avant l’orientation vers les spécialistes. Même en zone reculée, cela peut sauver des vies ».
Une forte implication institutionnelle

La cérémonie d’ouverture a été marquée par une forte présence institutionnelle, avec notamment le représentant du ministre de la Santé, Dr Kokou WOTOBE, aux côtés des responsables de la SOCART, dont le Professeur PIO M et le Professeur MCA PESSINABA Soulemane, président du comité scientifique.
Dans son allocution, Dr WOTOBE a salué la pertinence de ces ateliers pratiques, rappelant l’urgence d’une prise en charge rapide et efficace des arrêts cardiaques. Il a également souligné la nécessité de renforcer les compétences des agents de santé face à la montée des maladies cardiovasculaires, tout en réaffirmant l’accompagnement du gouvernement dans cette lutte.
Un bilan positif et une dynamique nationale enclenchée
De Kara à Lomé, ce 3ᵉ Congrès de la SOCART s’impose comme une initiative structurante dans la lutte contre la mortalité cardiovasculaire. En misant sur la formation pratique, l’équipement et la diffusion des gestes qui sauvent, la société savante contribue à bâtir une chaîne de survie plus efficace sur l’ensemble du territoire.
Au terme de ces deux jours d’intenses activités, une conviction se dégage : face à l’arrêt cardiaque, chaque minute compte, et chaque main formée peut faire la différence entre la vie et la mort.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp





