La Zambie traverse une phase d’incertitude politique au lendemain des élections présidentielle et législatives. La Commission électorale a annoncé la suspension du dépouillement des votes sur l’ensemble du territoire après des violences signalées dans plusieurs districts.
Selon le responsable électoral Brown Kasaro, des agents chargés du scrutin ont été pris pour cible et certaines urnes contenant des bulletins déjà marqués auraient été volées. L’institution électorale a indiqué qu’elle réévaluerait sa décision dans les prochaines 24 heures.
Le scrutin, auquel étaient appelés 8,7 millions d’électeurs, oppose le président sortant Hakainde Hichilema, au pouvoir depuis 2021, à l’opposant Brian Mundubile, ancien ministre du Front patriotique. Ce dernier a revendiqué la victoire dès la fermeture des bureaux de vote et a exprimé sa « profonde inquiétude » face au retard dans l’annonce des résultats. Il a demandé la publication immédiate des résultats et la préservation de tous les documents électoraux afin de garantir la transparence du processus.
De son côté, Hakainde Hichilema a évoqué des résultats « encourageants » et appelé ses partisans au calme et à la patience en attendant les chiffres officiels, attendus lundi.
Les électeurs devaient également désigner les 226 députés du nouveau Parlement. Dominée par les difficultés économiques, la campagne s’est principalement articulée autour du pouvoir d’achat, de l’emploi et de la relance de l’économie.






