Renversé lors du coup d’État militaire du 26 novembre, l’ancien président Umaro Sissoco Embaló annonce son retour en Guinée-Bissau et sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 6 décembre. En exil depuis son éviction, il a indiqué à l’AFP qu’il entendait reprendre part à la vie politique, sans préciser la date de son retour.
Le scrutin présidentiel et législatif doit permettre le retour à un pouvoir civil après la prise de contrôle du pays par l’armée. La junte, dirigée par le général Horta N’Tam, affirme vouloir rétablir les institutions à l’issue de cette transition.
Le retour d’Embaló ne semble pas, en l’état, faire l’objet d’une interdiction légale. Des analystes estiment que sa participation reste possible, tandis que l’ancien président demeure au centre des controverses liées au coup d’État. Certains observateurs l’accusent notamment d’avoir joué un rôle dans le renversement du processus électoral, alors que les résultats provisoires du scrutin étaient sur le point d’être annoncés.
Le contexte politique reste particulièrement tendu. Une réforme constitutionnelle approuvée par référendum en août a renforcé les pouvoirs présidentiels, tandis que l’opposition appelle au boycott des élections de décembre. Marquée par une succession de crises politiques et de coups d’État depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau reste confrontée à une forte instabilité institutionnelle, à la pauvreté et au trafic de drogue.





