L’interpellation d’un vendeur de journaux à Lomé a suscité de nombreuses réactions dans les milieux de la presse et des organisations de défense des médias.
Les faits se sont produits mercredi au carrefour de Nyékonakpoè, où l’homme, identifié comme Agbeko Kossi, exerçait son activité de vente à la criée lorsqu’il a été arrêté par des agents de police.
Selon plusieurs sources concordantes, le vendeur a été conduit à la Brigade motorisée après son interpellation.
Cette opération aurait été motivée par l’existence d’un communiqué interdisant la vente à la criée sur la voie publique. À ce stade, le document évoqué n’a pas été rendu public, ce qui alimente les interrogations sur son contenu et sa portée.
Des acteurs du secteur médiatique se sont rapidement saisis du dossier. Le Parti des Togolais (PPT) a exprimé son étonnement face à cette mesure, tandis que d’autres observateurs ont souligné les implications que pourrait avoir une telle décision sur la distribution de la presse écrite.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, la vente à la criée demeure en effet l’un des principaux moyens d’accès aux journaux pour une partie de la population ne disposant pas d’outils numériques ou d’abonnements à la presse en ligne. Cette activité constitue également une source de revenus pour de nombreux vendeurs ambulants.
Agbeko Kossi a finalement été remis en liberté tard dans la soirée. Sa libération est intervenue après des démarches entreprises par des responsables du secteur des médias, notamment le président de l’Observatoire togolais des médias.
L’affaire relance le débat sur les conditions d’exercice des vendeurs de journaux dans l’espace public et sur l’encadrement réglementaire de la distribution de la presse au Togo.






