Et si la foi chrétienne pouvait aussi se dire dans les rythmes du terroir ?
C’est le pari porté par les prêtres-artistes Marius Mawuli Ségla et Marius Thérèse Dotsé, du diocèse de Kpalimé. À travers leur nouvelle chanson, ils choisissent le rythme Adéhou, les sonorités et les instruments de leur milieu pour proclamer leur foi au Christ.
Dans une réflexion consacrée à cette initiative, le professeur Roger Folikoué voit dans cette démarche une nouvelle étape sur le chemin de l’inculturation de l’Évangile.
Pour lui, l’œuvre des deux prêtres traduit une volonté de faire dialoguer la foi, la culture et les expressions musicales du terroir, en considérant ces traditions comme des moyens de célébrer Dieu et de transmettre le message chrétien.
Après une première expérience musicale consacrée à la devise de Mgr Yawo Edmond Amékusé, les deux prêtres-artistes poursuivent ainsi leur démarche avec « La Voix du terroir », une création présentée comme une invitation à faire résonner la foi au cœur de la culture locale.
LA VOIX DU TERROIR: RYTHME ADEHOU POUR CONFESSER SA FOI
A la question « Pour vous qui suis-je? » (Mt 16, 15 et Mc 8, 29), Pierre, le pêcheur israélien, a professé sa foi.
Marius Mawuli Ségla et Marius Thérèse Dotsé, prêtres du diocèse de Kpalimé, confessent le Christ avec le rythme Adehou.
Confesser le Christ dans leur langue avec les instruments de musique et rythmes de leur milieu, voilà un vaste projet qu’ils viennent de commencer avec cette chanson.
Ils sont déjà connus comme des prêtres- artistes dans le diocèse de Kpalimé et dans notre pays.
En août dernier ils avaient franchi un palier avec leur chanson pour faire résonner au loin la devise de Mgr Yawo Edmond Amékusé.
Et quelques jours après, surtout la visite de leur évêque au chef de Kpalimé, ils viennent de franchir un autre palier dans l’immense et vaste chantier de l’inculturation.
Confesser Dieu, dire qui est le Christ , le célébrer avec des rythmes qui font vibrer toutes les dimensions de l’ être humain, voilà le rêve des deux prêtres- artistes qui assument leur identité en montrant que le rythme Adehou et d’autres de leur terroir sont aussi des dons reçus de Dieu pour manifester sa gloire.
Voici une musique à consommer sans modération pour manifester l’ardent désir de faire des pas sur les autres dans nos églises et dans la cité pour célébrer Dieu, « Ata, Mawu nusekatato ».
Et si chanter c’ est prier deux fois alors le chant devient un excellent moyen d’évangélisation.
Père Marius Mawuli Ségla et Père Marius Thérèse Dotsé bravo pour votre œuvre.
Félicitations pour tout ce qui est en mouvement dans ce projet.
Roger la joie de la Croix FOLIKOUE





