Le Togo affirme son ambition régionale avec le lancement, le 18 avril 2026 à Lomé, de sa stratégie pour le Sahel 2026-2028, portée par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.
Ce nouveau cadre, qui succède à celui de 2021, a d’ores et déjà reçu l’adhésion des pays de l’Alliance des États du Sahel, marquant un tournant dans le positionnement diplomatique du pays.
Pensée pour répondre aux recompositions sécuritaires et politiques de la région, cette feuille de route repose sur une approche axée sur l’autonomie stratégique, permettant à Lomé de définir ses priorités tout en maintenant des partenariats équilibrés.
Structurée autour de cinq piliers, la stratégie met en avant le renforcement du dialogue politique avec les États sahéliens, la consolidation du bon voisinage — notamment avec le Burkina Faso —, ainsi que le développement des échanges économiques grâce au rôle logistique du Togo. La sécurité, en particulier la lutte contre le terrorisme, constitue également un axe central.
Au-delà des aspects opérationnels, le Togo se positionne comme un facilitateur de dialogue dans la résolution des crises sahéliennes, privilégiant une approche inclusive et respectueuse de la souveraineté des États. Une orientation saluée par plusieurs responsables de l’AES, dont Abdoulaye Diop, qui a mis en avant une méthode fondée sur la concertation.
Le chef de la diplomatie togolaise a, pour sa part, insisté sur la solidarité régionale, réaffirmant les liens étroits avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans un contexte marqué par des tensions entre blocs. Soutenue par le président Faure Essozimna Gnassingbé, cette initiative traduit la volonté de Lomé de jouer un rôle de médiateur pragmatique en Afrique de l’Ouest.
La présence de partenaires internationaux, dont Tatiana Dovgalenko, témoigne enfin de l’intérêt suscité par cette démarche, notamment sur les enjeux de coopération sécuritaire.
Avec cette nouvelle stratégie, le Togo confirme son choix du dialogue et de la coopération pour contribuer à une stabilité durable au Sahel.
La rédaction






