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Russie-Afrique : les dirigeants africains réunis à Moscou

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À la veille du troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, les arrivées de plusieurs dirigeants africains se multiplient. Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a rejoint ce mardi la capitale russe pour prendre part à ce rendez-vous stratégique consacré au renforcement des relations entre Moscou et le continent africain.

Moscou devient, une nouvelle fois, le centre de gravité des discussions entre la Russie et l’Afrique. Plusieurs chefs d’État et hauts responsables africains convergent vers la capitale russe pour participer au troisième sommet Russie-Afrique, organisé les 28 et 29 octobre 2026. Cette rencontre doit permettre aux deux parties de consolider leur coopération et de définir de nouvelles perspectives de partenariat dans un contexte international marqué par des recompositions géopolitiques.

Parmi les dirigeants déjà présents figure le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, arrivé ce mardi 27 octobre à Moscou. Sa participation s’inscrit dans la volonté de maintenir le dialogue avec les partenaires internationaux et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération au bénéfice du continent africain.

Une participation africaine de haut niveau

Plusieurs dirigeants ont précédé le responsable togolais dans la capitale russe. Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, y est arrivé le 26 octobre. Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rejoint Moscou le 27 octobre, accompagné de plusieurs membres de son gouvernement. Le président ghanéen, John Dramani Mahama, ainsi que son homologue ougandais, Yoweri Museveni, figurent également parmi les personnalités présentes.

Le Burkina Faso est, pour sa part, représenté par son Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui participe aux travaux au nom de son pays. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, doit coprésider les travaux avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

Selon Iouri Ouchakov, conseiller du président russe, 48 pays africains ont confirmé leur participation au sommet. Cette mobilisation témoigne de l’importance accordée par les États du continent à ce cadre de concertation, dans lequel les enjeux de souveraineté, de sécurité et de développement économique devraient occuper une place centrale.

Des engagements à consolider, de nouvelles ambitions à définir

Au-delà des rencontres protocolaires, le sommet de Moscou intervient à un moment important pour l’avenir du partenariat russo-africain. Après les éditions de Sotchi, en 2019, et de Saint-Pétersbourg, en 2023, cette troisième rencontre doit notamment permettre d’évaluer les engagements pris précédemment et d’examiner la mise en œuvre du plan d’action couvrant la période 2023-2026.

Les discussions devraient porter sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment les échanges commerciaux, l’énergie, la sécurité, les infrastructures et le transfert de technologies. Les questions de coopération politique et les perspectives de diversification des partenariats africains devraient également alimenter les échanges.

Une déclaration finale ainsi qu’un nouveau plan d’action pour la période 2027-2029 sont attendus à l’issue des travaux. Ces documents devraient préciser les orientations retenues par les deux parties pour les prochaines années.

Pour les dirigeants africains, l’enjeu consiste à transformer les engagements diplomatiques en résultats concrets, capables de soutenir la croissance, l’industrialisation et le renforcement des capacités nationales. Pour Moscou, ce rendez-vous constitue une nouvelle occasion de consolider ses relations avec les pays africains.

La présence de Faure Gnassingbé parmi les participants s’inscrit ainsi dans cette séquence diplomatique où les partenariats internationaux, les intérêts économiques et les ambitions de souveraineté occupent une place croissante dans les stratégies des États africains.

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