À l’ouverture du sommet NEISA 2026 à Kigali, consacré à l’avenir de l’énergie nucléaire en Afrique, le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour une stratégie énergétique africaine fondée sur le nucléaire civil afin de répondre aux défis de l’industrialisation, de la numérisation et de la croissance urbaine du continent.
Devant plusieurs dirigeants africains, dont Paul Kagame et Samia Suluhu Hassan, ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le dirigeant togolais a estimé que les seules énergies renouvelables ne suffiront plus à soutenir les besoins futurs de l’Afrique. Il a mis en avant le potentiel des petits réacteurs modulaires et des microréacteurs comme solutions capables de fournir une électricité stable, décarbonée et compétitive.
Le Président du Conseil a également présenté les avancées du Togo dans le domaine nucléaire, notamment l’adoption d’une législation sur l’usage pacifique du nucléaire, la création du Commissariat à l’énergie atomique en 2025 et l’exploration de microréacteurs pour les zones hors réseau. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération continentale pour mutualiser les régulations, harmoniser les standards et mobiliser des financements adaptés.
Soulignant l’importance de former une nouvelle génération de scientifiques, ingénieurs et techniciens africains, il a affirmé que « le nucléaire africain » devra être conçu, gouverné et exploité par les Africains eux-mêmes. Le Rwanda a par ailleurs salué l’engagement du Togo dans ce secteur et annoncé que la prochaine édition du sommet NEISA se tiendra à Lomé.





