Face aux effets grandissants du changement climatique, les producteurs de cacao de la région de Soubré, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, adoptent de nouvelles pratiques agricoles pour préserver leurs récoltes et leurs revenus.
Soutenu par la Banque africaine de développement à travers un financement de 500 000 dollars du Fonds pour les changements climatiques en Afrique, un projet pilote lancé en 2024 accompagne les cultivateurs dans leur adaptation aux conditions climatiques de plus en plus difficiles.
L’initiative encourage notamment l’introduction d’arbres d’ombrage, l’amélioration des systèmes d’irrigation et la diversification des cultures afin de réduire les risques liés aux sécheresses, à la dégradation des sols et à l’instabilité des rendements. Plus de 400 petits producteurs bénéficient déjà de cet accompagnement technique assuré par le CIFOR-ICRAF en collaboration avec les autorités ivoiriennes.
Les femmes occupent une place centrale dans cette transition. Grâce à des formations et à un meilleur accès aux ressources, elles renforcent leur autonomie économique tout en contribuant à la résilience des communautés rurales.
Au-delà des résultats observés sur le terrain, le projet met en avant un mécanisme innovant de financement de l’adaptation climatique, permettant de valoriser et de mesurer les efforts déployés pour faire face aux changements environnementaux. Cette approche, déjà reconnue sur la scène internationale, pourrait servir de modèle à d’autres pays producteurs de cacao en Afrique de l’Ouest.
Pour les producteurs, l’adaptation n’est plus une option mais une nécessité. À Soubré, l’expérience démontre qu’une agriculture plus résiliente est possible lorsque innovations climatiques, mobilisation communautaire et financements adaptés sont réunis au service du développement durable.
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