À Lomé, l’électricité se fait rare, et la patience des populations s’épuise à mesure que la chaleur s’intensifie. Ces dernières semaines, les coupures répétées plongent la capitale dans une situation devenue insoutenable. Dans les quartiers d’Agoè, Avédzi, Adidogomé, Sagbado, Ségbé jusqu’à Bé, c’est tout le Grand Lomé qui vit au rythme d’un calvaire quotidien.
De 6 heures à 18 heures, parfois au-delà, les ménages, les commerçants et les travailleurs font face à des interruptions prolongées qui paralysent les activités et aggravent les conditions de vie. Sous une chaleur accablante, sans ventilation ni répit, la population étouffe et s’interroge.
Face à cette crise énergétique persistante, le silence de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) intrigue et alimente la frustration. Aucune communication claire, aucune explication officielle : un mutisme qui laisse place aux spéculations et à l’exaspération.
« Egblékemm », comme le disent certains habitants — « Tout est gâté » — résume l’état d’esprit général. Entre incompréhension et lassitude, les voix s’élèvent pour demander des réponses et surtout des solutions urgentes.
La question est désormais sur toutes les lèvres : s’agit-il d’une défaillance passagère ou d’une crise plus profonde ? Et surtout, qui prendra les rênes pour mettre fin à cette hémorragie qui affecte durement la vie économique et sociale de Lomé ?
En attendant des mesures concrètes, la capitale togolaise continue de s’enfoncer dans l’obscurité… et dans la colère.
Le défenseur





