La dégradation rapide de la situation sécuritaire au Mali met en lumière les limites de la junte militaire face à une recrudescence d’attaques terroristes d’une ampleur inédite.
En l’espace de 48 heures, des offensives coordonnées ont frappé non seulement le nord et le centre du pays, mais aussi des zones stratégiques comme Bamako et Kati, marquant un tournant inquiétant dans le conflit.
Pour la première fois, des groupes armés tels que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad ont coordonné leurs actions, renforçant leur emprise sur plusieurs localités du nord et du centre. Cette dynamique constitue un revers majeur pour les autorités militaires, dont la promesse de rétablir la sécurité est aujourd’hui vivement remise en question.
Des voix critiques, à l’image de Alioune Tine, dénoncent l’incapacité croissante du pouvoir à contenir la menace djihadiste. Au-delà du Mali, cette crise fait peser un risque d’embrasement sur l’ensemble du Sahel, notamment au sein de Alliance des États du Sahel, déjà fragilisé.
Alors que les combats se poursuivent dans plusieurs villes, dont Kidal, Gao et Mopti, l’absence de communication officielle accentue l’incertitude. Une chose est désormais claire : la crise sécuritaire malienne entre dans une phase critique aux conséquences potentiellement régionales.





