À Lomé, la hausse fulgurante des prix des motos secoue les ménages et met à rude épreuve des milliers d’usagers dépendants de ces engins pour vivre. Face à une augmentation brutale, sans explication ni cadre transparent, la tension monte dans tout le pays.

En quelques mois à peine, certains modèles populaires ont subi une envolée spectaculaire. L’exemple de la moto 110-2, passée de 410 000 à 595 000 FCFA, illustre une inflation jugée incompréhensible par les consommateurs. Cette flambée touche indistinctement plusieurs marques, dans un silence total des acteurs du secteur, alimentant les soupçons de dérives spéculatives.
Mais au-delà des prix affichés, c’est la généralisation de systèmes de crédit jugés « abusifs » qui attise la colère. Des taux de remboursement avoisinant 50 % sont dénoncés comme une pression financière insoutenable, voire une exploitation déguisée de populations déjà fragilisées par la vie chère. Pour de nombreux conducteurs professionnels, ces conditions compromettent directement leur activité et leur survie économique.
Dans ce climat explosif, le Mouvement Martin Luther King monte au créneau. Porte-voix des consommateurs, l’organisation exige du Ministère du Commerce des réponses immédiates et publiques. Elle réclame une transparence totale sur la formation des prix, un encadrement strict des ventes à crédit, ainsi qu’un alignement sur les pratiques plus régulées observées dans les pays voisins.
Derrière cette crise, c’est une question sociale majeure qui se dessine : l’accès à un moyen de transport abordable, essentiel à la mobilité et à l’activité économique. Faute d’intervention rapide des autorités, la flambée des prix des motos pourrait bien se transformer en véritable bombe sociale.
La rédaction





