Le Togo renouvelle, du 1er au 31 juillet 2026, la suspension de toutes les activités de pêche maritime dans le cadre du repos biologique, une mesure destinée à favoriser la reproduction des espèces marines et la reconstitution des stocks halieutiques, fortement affectés par la surexploitation.
Selon le directeur de la production halieutique, Ali Domtani, cette période de pause constitue un investissement pour l’avenir, avec des rendements pouvant progresser de 10 à 30 % au cours des prochaines années.
Les expériences menées au Sénégal, en Mauritanie et au Ghana démontrent déjà les effets positifs de cette stratégie sur l’augmentation de la biomasse, des captures et de la taille des poissons.
Au Togo, les résultats enregistrés sur le lac de Nangbéto confirment également l’efficacité de cette approche, la production étant passée de 2 577 tonnes en 2016 à 3 200 tonnes en 2019 grâce à l’association du repos biologique et d’une surveillance renforcée.
Bien que le secteur halieutique contribue à hauteur de 4,5 % au PIB national et fasse vivre près de 20 000 personnes, la production annuelle, estimée entre 20 000 et 25 000 tonnes, reste largement inférieure à la demande nationale de 70 000 tonnes, maintenant ainsi une forte dépendance du pays aux importations de produits de la pêche.





