À New York, les autorités américaines et municipales ont considérablement renforcé le dispositif de sécurité autour du siège des Nations unies, à l’ouverture, ce 22 septembre, du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale. La semaine de haut niveau se poursuivra jusqu’au 28 septembre.
Policiers armés, équipes cynophiles, agents du Secret Service, unités spécialisées et drones de surveillance sont mobilisés autour du complexe onusien. À l’intérieur, les préparatifs se poursuivent également avec notamment la mise en place des drapeaux des États membres.
Classée « National Special Security Event » (NSSE), l’Assemblée générale bénéficie du plus haut niveau de protection prévu aux États-Unis. Des milliers d’agents de la police de New York (NYPD), appuyés par des unités aériennes et portuaires, des équipes de déminage, des spécialistes de la lutte antiterroriste et des unités anti-drones, participeront à la sécurisation de l’événement. Des « zones gelées » seront instaurées autour du siège de l’ONU et l’espace aérien sera temporairement restreint dans un rayon de deux milles nautiques.
Les missions diplomatiques permanentes auprès de l’ONU feront elles aussi l’objet de mesures de protection renforcées, notamment à travers un contrôle strict des accès et une surveillance accrue.
Sur le plan diplomatique, la semaine s’annonce particulièrement chargée. Selon les données de l’ONU, 73 chefs d’État, 45 chefs de gouvernement, 39 ministres et 11 vice-présidents sont attendus. Quelque 168 événements et conférences sont également prévus en marge des travaux, auxquels s’ajouteront près d’un millier de rencontres bilatérales.
L’Afrique entend notamment faire entendre ses revendications. Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, doit défendre à New York la demande d’une représentation permanente du continent au Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi qu’une réforme des institutions financières internationales.
Malgré l’ampleur du dispositif, le maire de New York, Zohran Mamdani, a indiqué qu’aucune menace spécifique ou crédible ne visait actuellement l’Assemblée générale ou la ville. Il a toutefois souligné que le renforcement de la sécurité relevait des mesures de précaution habituelles pour un événement d’une telle importance.





