Plus de 40 civils ont péri ce week-end dans des attaques armées visant des camps de la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali. Selon des sources sécuritaires et locales citées par l’AFP, les assaillants, arrivés à moto, ont pris pour cible des campements abritant principalement des membres de la communauté Daoussahak.
Le bureau exécutif de cette communauté attribue ces tueries au groupe État islamique. Une source sécuritaire basée à Gao évoque, pour sa part, des représailles liées aux récentes opérations militaires dans la région et aux attaques du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), proche des autorités de Bamako.
Les attaques auraient notamment visé les environs de Tinabow et la zone de Tagadayat, à une cinquantaine de kilomètres de Ménaka. Le bilan communiqué fait état d’environ 40 morts, principalement des hommes.
Ce nouveau massacre intervient dans un contexte de crise sécuritaire persistante au Mali, où les forces armées et leurs alliés affrontent des groupes djihadistes, des mouvements séparatistes et des réseaux criminels. Le pays est confronté à cette instabilité depuis 2012, malgré les changements d’orientation sécuritaire opérés par les autorités militaires arrivées au pouvoir après les coups d’État de 2020 et 2021.





