Le Togo confirme des avancées significatives dans la lutte contre le VIH, selon la revue à mi-parcours du Plan Stratégique National 2023-2026 conduite par le CNLS-IST. Portée par un leadership coordonné et des investissements ciblés, la riposte nationale affiche des résultats encourageants : la prévalence est passée de 2,5 % en 2014 à 1,6 % en 2025, tandis que les nouvelles infections et les décès liés au sida ont chuté de plus de 60 %.

Le pays se rapproche également des objectifs internationaux 95-95-95, avec 93 % des personnes vivant avec le VIH connaissant leur statut, 99 % sous traitement et 92 % ayant une charge virale supprimée, témoignant d’un système de prise en charge globalement performant.
Cependant, ces progrès masquent des disparités préoccupantes. Les femmes restent plus touchées que les hommes, et certaines populations clés présentent des taux de prévalence nettement supérieurs à la moyenne nationale. Le retard dans la prise en charge pédiatrique constitue un autre défi majeur, avec un dépistage et un accès au traitement encore insuffisants chez les enfants.
Malgré une amélioration de l’accès aux antirétroviraux chez les femmes enceintes, la transmission mère-enfant demeure au-dessus des seuils d’élimination. À cela s’ajoute une fragilité du financement, encore largement dépendant de ressources extérieures, mettant en risque la durabilité des acquis.
Face à ces enjeux, les acteurs appellent à un engagement renforcé de l’État pour consolider les acquis, réduire les inégalités et accélérer les efforts en vue d’éliminer le sida comme menace de santé publique d’ici 2030.






