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mercredi, avril 15, 2026
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Lomé au cœur de la riposte juridique contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest

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La capitale togolaise accueille depuis mardi 14 Avril 2026, un rendez-vous stratégique majeur pour l’avenir sécuritaire de la sous-région. Pendant deux jours, experts, chercheurs, décideurs politiques et acteurs de la société civile se réunissent à l’hôtel Sarakawa autour d’un enjeu crucial : repenser les mécanismes juridiques et communautaires de résistance face au terrorisme et aux criminalités transfrontalières.

Organisé conjointement par le Groupe de recherche des stratégistes de Côte d’Ivoire (GRESCI) et la Fondation Konrad Adenauer (KAS), ce quatrième colloque régional s’inscrit dans un contexte de dégradation persistante de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest. La multiplication des attaques, l’expansion des groupes armés et la montée des trafics illicites imposent désormais une réponse globale, dépassant le seul cadre militaire.

Dès l’ouverture, plusieurs personnalités de premier plan ont marqué de leur présence cette rencontre de haut niveau, notamment le Dr Arthur Banga, secrétaire général du GRESCI, et la Dr Stefanie Rothenberger, directrice du programme État de droit de la KAS en Afrique subsaharienne. À leurs côtés, des figures institutionnelles togolaises, dont le maire de la commune Golfe 1 et ministre de l’Aménagement du territoire, Joseph Koamy Gbloèkpo Gomado, ainsi que Me Ohini Kwao Sanvee, président de la Commission nationale des droits de l’homme, ont souligné l’urgence d’une action concertée.

Au cœur des échanges : une interrogation fondamentale. Les cadres juridiques actuels sont-ils adaptés à la complexité des menaces contemporaines ? Entre normes internationales, dispositifs régionaux et pratiques coutumières, les participants entendent poser un diagnostic lucide et formuler des réponses innovantes.

Trois axes structurent les travaux : l’évaluation des instruments légaux existants, l’analyse des mécanismes de résilience communautaire et l’étude des interactions entre terrorisme et criminalité organisée. Une approche multidimensionnelle qui met en lumière un constat partagé : la sécurité durable ne peut être garantie sans l’implication active des populations locales et la reconnaissance de leurs pratiques traditionnelles.

Dans une région où plus de 450 attaques terroristes ont été recensées en 2025, causant près de 2 000 morts, selon des données régionales, les défis sont immenses. La porosité des frontières, héritée de l’histoire, continue de faciliter les mouvements des groupes armés, tandis que les réponses étatiques restent souvent fragmentées.

Au-delà des constats, le colloque de Lomé ambitionne d’aboutir à des recommandations concrètes, capables d’orienter les politiques publiques et de renforcer la coopération régionale. Les actes des travaux et un rapport synthétique seront transmis aux institutions comme la CEDEAO, l’Union africaine et l’UEMOA.

Plus qu’un simple cadre d’échanges, cette rencontre se veut un laboratoire d’idées pour une nouvelle gouvernance sécuritaire en Afrique de l’Ouest — plus inclusive, plus efficace et résolument ancrée dans les réalités locales.

À Lomé, c’est une conviction qui s’affirme : face au terrorisme, la loi seule ne suffit pas — elle doit s’allier aux communautés pour devenir une véritable force de résilience.

Le défenseur

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