Le gouvernement togolais durcit le ton face aux occupations illégales du littoral. Réuni à Lomé le 31 juillet 2026, le comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public a accordé un ultime délai de trois semaines aux occupants concernés pour démonter volontairement leurs installations.
Présidant le point de presse, la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a rappelé que cette opération vise à préserver le domaine public, faire respecter la loi, protéger le littoral contre les dégradations environnementales et améliorer la sécurité ainsi que la salubrité des espaces publics.
Les autorités ont rejeté la proposition de l’Association des tenanciers des bars (ATER), qui souhaitait un report de la libération totale des emprises jusqu’au 4 janvier 2027. Elles estiment qu’un tel calendrier prolongerait une situation jugée irrégulière au détriment de l’intérêt général.
À l’expiration du délai, les installations sans autorisation ou dont les autorisations ont expiré seront retirées d’office conformément à la réglementation en vigueur. Cette décision intervient après plus d’un an de concertations et plusieurs échéances de libération volontaire non respectées.
La première phase de l’opération concerne les communes du littoral de la préfecture des Lacs avant une extension progressive à d’autres zones du Grand Lomé. Le gouvernement insiste sur le caractère général de cette mesure, qui ne cible aucune catégorie particulière de citoyens mais s’inscrit dans une politique de restauration de l’autorité de l’État et de meilleure gestion du littoral.






