À Lomé, le Mouvement Martin Luther King – La Voix des Sans Voix (MMLK) est monté au créneau pour exiger la libération immédiate du militant panafricaniste Stellio Gilles Robert Capo Chichi, dit Kemi Seba, détenu depuis le 13 avril 2026 à Pretoria avec son fils.
Dans un communiqué ferme, l’organisation togolaise affiche une « solidarité totale » envers l’activiste et dénonce une détention qu’elle juge injustifiée. Le MMLK rappelle le rôle controversé mais central de Kemi Seba dans le débat africain, notamment sur la question du franc CFA, la présence militaire étrangère et la réappropriation de l’histoire du continent.
S’adressant directement au gouvernement de Afrique du Sud, mais aussi à l’Union africaine, le mouvement invoque l’héritage de figures emblématiques comme Nelson Mandela pour dénoncer une situation qu’il assimile à une contradiction historique. « Un Africain emprisonné en Afrique pour une question de frontières héritées de Conférence de Berlin », souligne le texte, y voyant un recul symbolique.
Au-delà de la libération « immédiate et sans condition » de Kemi Seba et de son fils, le MMLK appelle également à l’abandon des poursuites liées au séjour irrégulier et insiste sur la nécessité de garantir leur intégrité physique et morale.
Le communiqué met en garde contre toute extradition vers le Bénin, où l’activiste fait l’objet de poursuites. Pour le mouvement, il s’agit d’un différend politique, et non judiciaire. Une éventuelle remise aux autorités béninoises serait, selon lui, « un précédent dangereux » et une entorse à l’esprit de solidarité africaine.
En filigrane, le MMLK pose une question de fond : celle de la libre circulation des Africains sur leur propre continent, en cohérence avec les ambitions affichées par l’Union africaine pour une intégration renforcée.
Le défenseur






