Le projet de raffinerie porté par le milliardaire nigérian Aliko Dangote à Lamu, au Kenya, suscite une vive contestation. Estimée à 16 milliards de dollars, l’infrastructure, dont la mise en service est prévue d’ici 2030, doit renforcer les capacités de raffinage africaines et réduire la dépendance aux carburants importés.
Mais à Lamu, habitants, pêcheurs, acteurs du tourisme et organisations environnementales redoutent les conséquences du chantier sur les terres, l’écosystème côtier et les activités locales. Des recours ont déjà été engagés devant la justice.
Les autorités kényanes mettent en avant les retombées économiques attendues, notamment 60 000 emplois directs et indirects ainsi qu’un centre de formation pour jeunes. Les opposants restent toutefois sceptiques quant au partage de ces bénéfices et craignent une transformation profonde de l’île, réputée pour son patrimoine et son environnement préservé. Aliko Dangote, de son côté, défend un projet présenté comme stratégique pour l’avenir énergétique du continent.





