L’Assemblée nationale française a voté jeudi 28 Mai 2026, à l’unanimité l’abrogation du Code noir et des textes ayant encadré l’esclavage dans les colonies françaises.
Un geste qualifié de « symbolique » par plusieurs observateurs, mais qui intervient dans un contexte où les débats sur la mémoire, les réparations et les responsabilités historiques de la France envers l’Afrique prennent une ampleur internationale.
Alors que l’ONU a proclamé en mars dernier la traite négrière transatlantique comme l’un des plus grands crimes contre l’humanité, beaucoup s’interrogent sur la position réelle de la France face à cette reconnaissance historique et aux réparations qui devraient logiquement en découler.
Car si le Code noir n’avait plus d’effet juridique depuis longtemps, son empreinte demeure profondément ancrée dans les inégalités, les discriminations et les fractures héritées de l’esclavage et de la colonisation.
Le vote du Parlement français apparaît ainsi comme une étape mémorielle importante, mais insuffisante pour solder des siècles de souffrances infligées aux peuples africains et afro-descendants. Nous avons dépassé le temps des simples symboles. Le temps des actes de réparation, de justice historique et de reconnaissance concrète est désormais attendu.
Dans un contexte où la France perd progressivement son influence sur le continent africain, certains voient dans cette décision une tentative de reconquête diplomatique et morale auprès des peuples africains. Après tant d’années de domination, de violences et d’humiliations, nombreux sont ceux qui refusent désormais les discours sans engagements réels.
L’Afrique ne peut plus attendre que son destin soit défini ailleurs. Ce débat rappelle surtout une urgence : celle pour les peuples africains de reprendre pleinement leur souveraineté politique, économique, culturelle et historique afin de construire eux-mêmes leur avenir.
Le défenseur





