Une étape déterminante s’ouvre dans le dossier de Kemi Seba. La justice d’Afrique du Sud a fixé au 20 avril 2026 une audience cruciale à Pretoria pour examiner la demande d’extradition formulée par le Bénin à l’encontre du militant, interpellé le 14 avril dans la capitale administrative sud-africaine.
Recherché sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par Cotonou, Kemi Seba est accusé d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». Ces charges s’inscrivent dans le contexte sensible de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, marquée par l’annonce éphémère de la destitution du président Patrice Talon par des militaires.
Parallèlement à cette procédure, les autorités sud-africaines évoquent une enquête distincte liée à une entrée présumée illégale sur leur territoire via le Zimbabwe, dans la région frontalière du Limpopo. Ces éléments pourraient peser sur l’appréciation globale du dossier.
Placée sous haute attention, l’audience devra trancher sur la recevabilité de la demande d’extradition et sur le maintien en détention du militant. Trois scénarios restent possibles : l’acceptation du transfert vers le Bénin, le rejet de la requête ou un renvoi pour examen complémentaire.






