La Suède a officiellement mis fin, le 31 août, à ses programmes bilatéraux d’aide au développement dans plusieurs pays africains, notamment le Liberia, le Mozambique, la Tanzanie et le Zimbabwe.
Cette réorientation, annoncée depuis décembre dernier, est justifiée par Stockholm par la baisse des crédits consacrés à l’aide extérieure et par de nouvelles priorités sécuritaires.
Le gouvernement suédois entend désormais renforcer son soutien à l’Ukraine et accroître ses dépenses de défense, tout en maintenant son engagement dans les mécanismes multilatéraux d’aide, notamment à travers l’Union européenne.
Au Liberia et au Zimbabwe, le désengagement est particulièrement marqué avec la fermeture annoncée des ambassades suédoises à Monrovia et Harare.
Le retrait suscite des inquiétudes quant à ses conséquences sur plusieurs secteurs, notamment la santé et les programmes sociaux. Le Liberia, qui a reçu d’importants financements suédois depuis 2008, figure parmi les pays les plus concernés par ce changement de politique.






