Les entreprises de presse togolaises disposent jusqu’au 30 juin prochain pour déposer leurs demandes de subvention au titre de l’exercice 2025. L’appel à candidatures, lancé par la Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’État à la presse (CTAEP), concerne les médias de la presse écrite, les plateformes numériques d’information, les radios et télévisions privées ainsi que les radios communautaires.
Selon les modalités fixées, les organes de presse candidats doivent notamment justifier d’une existence légale d’au moins douze mois avant le 1er mai 2025. Les médias audiovisuels sont également tenus de démontrer une diffusion régulière et continue sur la période de référence, tandis que les médias en ligne doivent assurer une actualisation permanente de leurs contenus ou une diffusion en streaming.
Les dossiers sont attendus au secrétariat général de la Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC), où les informations détaillées relatives aux critères d’éligibilité et aux pièces requises restent disponibles.
Si cette initiative traduit la volonté des pouvoirs publics d’accompagner le développement du paysage médiatique national, plusieurs acteurs du secteur estiment toutefois que l’enveloppe allouée demeure largement insuffisante face aux défis économiques auxquels sont confrontées les entreprises de presse. Entre hausse des coûts de production, faibles revenus publicitaires et transition numérique, les médias continuent d’évoluer dans un environnement particulièrement contraignant.
Dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur progressive du nouveau Code de la presse, les professionnels du secteur espèrent des mesures plus ambitieuses en faveur de la viabilité économique des organes de presse. Beaucoup plaident notamment pour le rétablissement d’un véritable fonds d’aide à la presse, susceptible d’offrir un accompagnement plus conséquent et durable afin de garantir l’indépendance des médias, renforcer le professionnalisme et mettre fin aux difficultés récurrentes qui freinent l’essor du secteur.
Pour mémoire, 156 organes de presse privée avaient bénéficié de cette subvention en 2024, illustrant l’importance de ce mécanisme de soutien pour l’écosystème médiatique togolais.
La rédaction





