Face à l’intensification des manifestations contre l’immigration en Afrique du Sud, 269 ressortissants nigérians ont été rapatriés mardi à Lagos lors d’une opération organisée par les autorités nigérianes. À leur arrivée, les migrants ont été enregistrés, soumis à des examens médicaux puis pris en charge dans un dispositif d’assistance avant leur retour auprès de leurs familles.
Plusieurs rapatriés ont dénoncé un climat d’insécurité marqué par des menaces, des pillages et des violences visant les étrangers. Le gouvernement nigérian a indiqué poursuivre ses démarches diplomatiques auprès de Pretoria afin d’exprimer ses préoccupations quant à la sécurité de ses ressortissants.
Ce nouveau rapatriement intervient après celui de 258 Nigérians le 11 juin et coïncide avec une vague de manifestations anti-immigration sans précédent depuis les violences xénophobes de 2008.
Dans plusieurs villes sud-africaines, les protestations ont entraîné des perturbations de l’activité économique, tandis que des arrestations ont été effectuées pour pillages, tentatives de pillage et jets de pierres.
À quelques mois des élections municipales, les groupes organisateurs continuent d’accuser les migrants en situation irrégulière d’être à l’origine du chômage, de la criminalité et de la pression sur les services publics, des accusations que les autorités sud-africaines rejettent, rappelant que seule l’État est habilité à faire respecter les lois sur l’immigration.





