À l’occasion d’une conférence de presse organisée le samedi 31 octobre 2026 à Lomé, la Global Traditional Taekwondo Federation (GTTF) a officiellement présenté son implantation au Togo. Cette nouvelle association entend redonner une place centrale aux fondements martiaux, philosophiques et éducatifs du taekwondo, tout en contribuant à la formation de la jeunesse et au rayonnement sportif du pays. Une ambition qui s’appuie déjà sur des résultats internationaux encourageants.

Le paysage des arts martiaux togolais accueille un nouvel acteur. La Global Traditional Taekwondo Federation (GTTF) Togo a officiellement annoncé son avènement au cours d’une rencontre avec les professionnels des médias, le samedi 31 octobre 2026 à Lomé. Placée sous le thème « La GTTF au Togo, un nouveau souffle pour le Taekwondo traditionnel, les valeurs et l’éthique sportive », cette conférence de presse a permis aux responsables de la structure de présenter leur vision, leurs objectifs et les perspectives de développement de cette discipline au Togo.
Au-delà de la création d’une nouvelle organisation, les initiateurs de la GTTF veulent remettre au centre de la pratique les valeurs fondamentales du taekwondo traditionnel. Discipline, respect, maîtrise de soi, intégrité, persévérance et responsabilité constituent les principaux piliers de leur démarche. Pour ses responsables, le taekwondo ne saurait être réduit aux combats, aux médailles et aux compétitions. Il représente également une véritable école de formation humaine et morale.

Prenant la parole, le vice-président, AMAZOHOUN Ekouevi, a particulièrement insisté sur la dimension éducative et éthique de cet art martial. Selon lui, la pratique du taekwondo doit aller bien au-delà de la recherche de performances sportives. Il estime que les valeurs morales et la personnalité des pratiquants, mais aussi celles des dirigeants, doivent occuper une place essentielle dans la gestion et la promotion des organisations sportives.
Évoquant les difficultés de gouvernance qui affectent certaines structures sportives, il a souligné la nécessité de disposer de responsables capables non seulement de diriger, mais également de transmettre les principes et les exigences propres à leur discipline. C’est dans cette perspective que la GTTF entend apporter une contribution nouvelle au développement du taekwondo au Togo.
Revaloriser la dimension martiale du taekwondo

Dans la même dynamique, le secrétaire général, ZiADJI Kokouvi Mawunyo, a expliqué que la mission de l’association consiste notamment à promouvoir le taekwondo auprès de toutes les catégories d’âge, des jeunes aux adultes. Il a toutefois précisé que la particularité de la GTTF réside dans l’importance accordée à la dimension martiale de la discipline.
Pour lui, le développement du taekwondo sportif moderne ne doit pas faire oublier ses fondements traditionnels. Il considère que l’aspect martial tend progressivement à perdre de sa place dans certaines pratiques contemporaines. La GTTF entend donc rétablir un meilleur équilibre entre la philosophie, les techniques de combat et la formation morale de l’individu.
Le responsable a également tenu à clarifier le positionnement institutionnel de la structure. La GTTF Togo se présente comme une association et non comme une fédération. Elle affirme néanmoins sa disponibilité à travailler dans un esprit de collaboration avec les organisations sportives existantes, notamment la fédération nationale de taekwondo. Ses responsables assurent avoir déjà mené des initiatives en faveur de la discipline, avec notamment deux grandes activités organisées l’année précédente, dont une au stade de basket et une autre à Cinkassé.
Des résultats internationaux qui donnent de l’espoir
L’ambition de la GTTF Togo ne se limite pas aux discours. La nouvelle association met également en avant des résultats obtenus sur la scène internationale. Sa participation à une compétition mondiale organisée aux Philippines lui a notamment permis de décrocher des distinctions, dont une médaille d’argent. Les responsables évoquent par ailleurs un bilan de deux médailles mondiales, une en or et une en argent, qui témoignent de leur volonté de porter haut les couleurs du Togo.
Ces performances constituent un encouragement pour la structure, qui prépare déjà ses prochaines échéances internationales. En ligne de mire figure notamment le championnat du monde prévu en Italie l’année prochaine, pour lequel les pratiquants entendent se préparer activement afin de défendre les chances togolaises.
Formation, coopération et rayonnement international
Pour consolider son implantation, la GTTF prévoit plusieurs axes d’intervention : organisation de stages et de rencontres techniques, renforcement des capacités des pratiquants, instructeurs et arbitres, multiplication des activités sportives et développement de partenariats nationaux et internationaux.
Présente dans plusieurs pays africains et européens, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana, la structure entend également favoriser les échanges d’expériences et le partage de compétences entre les pratiquants togolais et leurs homologues étrangers.
À travers cette implantation, ses responsables ambitionnent de faire du Togo un espace de formation, de promotion et de rayonnement du taekwondo traditionnel.
La GTTF lance ainsi un appel aux autorités publiques, aux responsables sportifs, aux partenaires privés, aux sponsors, aux clubs, aux maîtres et aux passionnés d’arts martiaux pour accompagner cette nouvelle dynamique. Les médias sont également invités à contribuer à la visibilité des initiatives qui favorisent l’éducation, l’encadrement et l’épanouissement de la jeunesse.
En définitive, l’arrivée de la Global Traditional Taekwondo Federation au Togo ouvre une nouvelle perspective pour les arts martiaux. Entre préservation des valeurs traditionnelles, exigence technique, formation citoyenne et ambitions internationales, l’association entend faire de l’éthique sportive le socle de son engagement. Reste désormais à transformer cette vision en actions durables et en résultats concrets au bénéfice du taekwondo togolais.
La rédaction





