Invité d’honneur de la 51ᵉ édition du Symposium mondial du nucléaire à Londres, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour une meilleure prise en compte des besoins et des ambitions de l’Afrique dans la nouvelle dynamique mondiale autour de l’énergie nucléaire. Il a appelé à dépasser les déclarations d’intention pour privilégier la préparation, les partenariats et la mobilisation de financements adaptés.
Face aux importants besoins énergétiques du continent, il a mis en avant le potentiel des technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs, pour accompagner l’industrialisation, le développement des infrastructures, de la santé et du numérique. Le Togo, membre de l’AIEA depuis 2012, poursuit pour sa part le renforcement de son cadre institutionnel et réglementaire en vue d’une utilisation sûre et pacifique du nucléaire.
Le financement demeure toutefois l’un des principaux obstacles au développement de projets nucléaires en Afrique, en raison de leur coût élevé et de leur durée de réalisation. Dans cette perspective, le Togo accorde une place importante au Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA), dont la prochaine édition se tiendra à Lomé du 1er au 3 juin 2027.
À Londres, Faure Gnassingbé a également annoncé l’adhésion du Togo à la Déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. Une décision qui traduit la volonté du pays de participer aux efforts internationaux en matière de sécurité énergétique et de lutte contre le changement climatique, tout en défendant une approche africaine fondée sur l’investissement, l’innovation et le développement des capacités.






