Lundi 20 avril 20026, le Bénin a engagé une procédure officielle pour obtenir l’extradition de l’activiste Kémi Seba, actuellement détenu en Afrique du Sud après son arrestation récente à Pretoria.
Selon le procureur spécial de la CRIET, Elonm Mario Metonou, le dossier est en cours de finalisation. L’activiste est recherché dans son pays pour son implication présumée dans une tentative de déstabilisation survenue en décembre dernier. En attendant, il reste incarcéré et doit comparaître le 29 avril pour une audience liée à sa demande de mise en liberté sous caution.
Du côté sud-africain, les autorités confirment qu’une procédure d’extradition est bien enclenchée, tout en examinant d’autres volets, notamment des soupçons de blanchiment d’argent et d’éventuelles irrégularités liées à son séjour sur le territoire.
L’entourage de l’activiste conteste plusieurs éléments du dossier, notamment sur sa défense juridique et l’hypothèse d’une demande d’asile, qu’il dément catégoriquement.
Figure influente du panafricanisme et fondateur de l’ONG Urgences panafricanistes, Kémi Seba — de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi — reste une personnalité controversée en Afrique de l’Ouest. Opposant déclaré au président Patrice Talon, il s’est illustré par des positions radicales et des démêlés judiciaires répétés avec les autorités béninoises.






