Un nouveau drame secoue le système de santé togolais. Au Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio, un jeune soudeur, victime d’un grave accident de circulation à Hedzranawoé, a perdu la vie dans des conditions qui suscitent une vive indignation.
Transporté d’urgence après une collision survenue à la jonction du boulevard Jean-Paul II, le blessé — souffrant de fractures et d’un traumatisme crânien — a été admis dans le plus grand centre hospitalier du pays après un premier passage dans une formation sanitaire périphérique. Selon plusieurs témoignages relayés par Radio Victoire, aucune prise en charge effective ne lui aurait été administrée durant plus d’une heure. Il succombera finalement sous les regards du personnel présent.
Ce décès tragique, laissant derrière lui une veuve et sept enfants, ravive le débat sur la qualité de l’accueil et de la prise en charge dans les structures publiques. Depuis plusieurs mois, le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo alerte sur les dysfonctionnements internes qui fragilisent les efforts de modernisation du système sanitaire national.
Si l’émotion est légitime, toute la lumière devra être faite sur les circonstances exactes de ce drame. Car au-delà de l’indignation, c’est la crédibilité du service public hospitalier et la confiance des citoyens qui sont aujourd’hui en jeu.






