La Commission bancaire de l’UMOA a frappé fort. Lors de sa session de fin décembre, l’organe de supervision financière a infligé un blâme sévère à une banque opérant au Togo, assorti d’une amende de 300 millions de FCFA.
Si le nom de l’établissement reste soigneusement tenu secret, les griefs, eux, sont lourds. Les inspecteurs ont mis au jour de graves dysfonctionnements touchant aussi bien la gouvernance que la gestion des risques. Le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’est également révélé défaillant.
Les procédures internes, censées garantir la solidité et la conformité de la banque, présentent des failles notables, certaines étant même en contradiction avec les normes réglementaires en vigueur. Plus préoccupant encore, plusieurs recommandations formulées lors de précédents contrôles n’ont pas été appliquées dans les délais requis.
À travers cette sanction, la Commission bancaire entend marquer les esprits et rappeler que le cadre prudentiel ne souffre aucun laxisme. Le message est clair : les dirigeants sont pleinement responsables des dérives constatées.
Le régulateur annonce par ailleurs une intensification des contrôles dans les mois à venir, affirmant sa volonté de maintenir une pression constante pour préserver la stabilité et la crédibilité du système financier de l’espace UMOA.






