Réuni à Lomé le 30 décembre 2025 sous la conduite du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres a bouclé l’année sur une série de décisions majeures mêlant coopération internationale, mesures humanitaires, régulation économique et gouvernance territoriale.
Sur le plan législatif, l’exécutif a donné son feu vert à trois projets de loi autorisant l’adhésion du Togo à des conventions internationales clés en matière de sûreté et de sécurité nucléaires. Ces instruments renforcent la capacité nationale de prévention et de gestion des situations d’urgence radiologique, tout en facilitant l’assistance internationale et la coopération contre les menaces malveillantes. Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie togolaise de promotion d’un usage pacifique et encadré du nucléaire, confortée par le statut du pays au sein de l’AIEA et son mandat récent au Conseil des gouverneurs de l’institution.
Au chapitre des décrets, le Conseil a acté une mesure de grâce présidentielle en faveur de 1.511 détenus. Annoncée lors du discours sur l’état de la Nation, cette décision à forte portée sociale concerne notamment des personnes âgées, gravement malades ou condamnées pour des faits mineurs. Elle traduit une volonté humaniste, tout en contribuant à l’allègement de la pression carcérale et au respect des engagements internationaux du pays.
Le gouvernement a également autorisé un changement de contrôle indirect au sein de Vivendi Africa Togo, conséquence d’une restructuration interne du groupe, garantissant ainsi la continuité des activités de l’opérateur télécom dans le strict respect du cadre réglementaire. Par ailleurs, quinze chefs traditionnels, désignés conformément aux usages coutumiers et aux consultations populaires, ont été officiellement reconnus par décret.
Deux nominations ont marqué cette session : le colonel Pidassa Bakaï prend les fonctions de préfet de Kpendjal Ouest, tandis que Madame Bandjiak Mafiti est nommée directrice de cabinet au ministère du Développement à la base.
Enfin, le Conseil s’est penché sur la situation préoccupante de l’approvisionnement en eau dans la région de la Kara. Face aux effets conjugués du changement climatique et de la faible pluviométrie, des mesures urgentes ont été ordonnées.
Des équipes techniques sont déjà déployées pour des forages d’appoint dans plusieurs localités du nord et du centre du pays, afin d’apporter un soulagement immédiat et des solutions durables aux populations affectées.






