

À Tsévié, la jeunesse de la région Maritime a marqué un tournant décisif dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive (SSR). Le 26 décembre 2025, une rencontre régionale de haut niveau a réuni, à l’hôtel St Georges, des organisations de la société civile (OSC) de jeunes autour d’un objectif commun : renforcer l’accès et l’adoption des services SSR par les adolescents et les jeunes.

Portée par le Cadre national multisectoriel de concertation des acteurs jeunes en santé de la reproduction et planification familiale, avec l’appui du ministère de la Santé à travers la DSMI/PF, la rencontre a mobilisé 32 acteurs clés issus de six préfectures de la région. Jeunes en milieu scolaire et extrascolaire, parents, responsables d’ONG, personnes en situation de handicap, leaders religieux et autorités traditionnelles ont croisé leurs regards pour dresser un état des lieux sans complaisance.

Soutenue par les autorités locales et sanitaires, la rencontre a mis en lumière l’engagement constant de l’État togolais en faveur de l’accès universel aux soins, en particulier pour les adolescents et les jeunes. Les interventions officielles ont salué une vision politique axée sur la prévention des grossesses précoces, des IST, des violences basées sur le genre et autres facteurs de vulnérabilité qui freinent l’autonomisation de la jeunesse.

Les échanges, facilités par des experts de la SSR, des acteurs de santé, des responsables associatifs et des leaders religieux et coutumiers, ont permis d’aborder frontalement des problématiques sensibles longtemps reléguées au silence : sexualité taboue, avortements clandestins, mariages forcés, précarité menstruelle, violences sexuelles ou encore désengagement parental.

Au terme des travaux, les participants ont élaboré un plan d’action structuré autour de quatre axes prioritaires : la prévention du VIH/IST et des grossesses précoces, l’amélioration des offres de services SSR et de planification familiale, la lutte contre les violences basées sur le genre, et le renforcement institutionnel des organisations de jeunes. Une feuille de route ambitieuse, pensée pour lever les barrières sociales, culturelles et institutionnelles qui entravent encore l’accès des jeunes aux services essentiels.





Au-delà des recommandations, la rencontre a surtout ravivé l’engagement citoyen des OSC de jeunes, désormais mieux outillées pour jouer leur rôle dans le développement national. En clôture, elles ont exprimé leur reconnaissance aux pouvoirs publics pour leur soutien constant et leur détermination à faire de la santé sexuelle et reproductive un levier central du bien-être et de l’avenir de la jeunesse togolaise.









