À Lomé, le Togo confirme son ambition de devenir un modèle africain en matière d’égalité économique. Le 27 mars 2026, les autorités togolaises et leurs partenaires ont officiellement présenté le rapport « Women, Business and the Law 2026 » du Groupe de la Banque mondiale, révélant une avancée notable du pays sur le continent.

Présidant la cérémonie, Dr Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil et Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, s’est félicitée d’une performance qui place le pays au 2e rang africain pour le pilier des cadres juridiques, avec un score de 79,33 sur 100, juste derrière l’Île Maurice.
Pour la ministre, ce classement consacre la solidité des réformes engagées et témoigne d’une volonté politique affirmée au plus haut niveau de l’État. Elle a notamment salué le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont l’engagement a permis de faire de l’égalité de genre une priorité stratégique. « Ces résultats nous encouragent, mais ils nous obligent surtout à poursuivre les réformes », a-t-elle insisté.


Le rapport met en lumière des avancées significatives : le Togo obtient un score parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, de gestion des actifs et de pensions, traduisant une égalité juridique formelle quasi exemplaire. Le pays se distingue également par des dispositions innovantes, notamment la possibilité pour les salariés d’accéder à des modalités de travail flexibles, favorisant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Au-delà des textes, l’édition 2026 introduit une approche élargie, intégrant les politiques publiques et l’effectivité des droits. Dans ce contexte, le Togo affiche des résultats encourageants, notamment en matière de mobilité et d’entrepreneuriat féminin, surpassant la moyenne de l’Afrique subsaharienne.
Le Représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, Tony Verheijen, a salué « le fruit d’un travail législatif soutenu et courageux », tout en appelant à renforcer l’application concrète des droits pour impacter durablement la vie des femmes togolaises.
Ces performances s’inscrivent dans une dynamique de réformes structurelles engagées ces dernières années, marquées par la révision de textes majeurs tels que le Code du travail, le Code pénal ou encore le Code des personnes et de la famille. Autant d’initiatives qui contribuent à renforcer la participation des femmes à la vie économique et à soutenir une croissance plus inclusive.
Déterminé à consolider ces acquis, le gouvernement togolais entend désormais réduire l’écart entre la loi et la pratique, tout en poursuivant ses efforts pour faire des femmes de véritables actrices du développement national.
La rédaction






