Au Togo, le rappeur Aamron a comparu mercredi 11 mars devant la Chambre d’instruction de la Cour d’appel afin de contester la mise sous scellés de son permis de conduire. À l’issue de l’audience, les juges ont décidé de reporter l’examen du dossier au 20 avril 2026, maintenant pour l’instant le document confisqué.
Cette procédure s’inscrit dans le prolongement d’une affaire judiciaire ouverte après les événements de 2025, marqués par l’internement du rappeur à l’Hôpital psychiatrique de Zébé, dont il est sorti le 21 juin. L’épisode avait alors provoqué de vives réactions dans l’opinion publique.
En septembre 2025, l’artiste avait ensuite été interpellé par les autorités. Lors de cette opération, plusieurs effets personnels lui avaient été saisis, notamment son passeport, son téléphone portable et son permis de conduire, selon son avocat, Célestin Agbodan.
La défense demande aujourd’hui la restitution du permis, estimant que sa confiscation n’est plus justifiée. Mais en première instance, le juge d’instruction avait rejeté la requête, jugeant l’enquête encore insuffisamment avancée.
Devant la Cour d’appel, Me Agbodan a plaidé que ce document est indispensable aux déplacements et aux activités professionnelles de son client, dénonçant une mesure disproportionnée. Le parquet, de son côté, a évoqué des interrogations persistantes sur l’état psychologique du rappeur et l’absence de preuves attestant d’un suivi médical régulier depuis sa sortie de l’hôpital.
Face à ces positions opposées, la justice a choisi de temporiser. La décision sur la restitution du permis d’Aamron est désormais attendue lors de la prochaine audience fixée au 20 avril 2026.






