Cinq ans après son élection démocratique, dont près de trois passés en détention depuis le coup d’État de juillet 2023, Mohamed Bazoum voit son mandat s’achever dans une profonde incertitude.
Maintenu au palais présidentiel par la junte dirigée par Abdourahamane Tiani, l’ancien chef d’État refuse toujours de démissionner, tandis que ses avocats contestent la validité de la fin de son mandat, estimant qu’il n’a jamais pu exercer ses fonctions.
Sur le plan juridique, la situation reste floue : la Constitution ayant été suspendue au profit d’une charte militaire, la légitimité institutionnelle est disputée.
Sur la scène internationale, malgré des appels répétés à sa libération, notamment de l’Union européenne, aucune avancée concrète n’a été obtenue. Entre enjeux de souveraineté, recompositions diplomatiques et considérations sécuritaires, le sort de Bazoum demeure bloqué, sans perspective claire de procès ni de libération.






