L’Église catholique du Togo ouvre une nouvelle page de son histoire. Ce vendredi 10 avril 2026, le Saint-Siège a nommé Mgr Isaac Jogues Kodjo Agbéménya Gaglo Archevêque métropolitain de Lomé. L’annonce, faite à la cathédrale Sacré-Cœur par le Nonce apostolique Mgr Ruben Darius Ruiz Mainardi, s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de ferveur et d’émotion. Au-delà d’un simple changement de gouvernance, cette nomination s’inscrit dans une dynamique historique et spirituelle profonde, analysée avec finesse par Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE.
Une nomination chargée d’histoire
Dans son analyse, Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE souligne la forte portée symbolique du calendrier : la nomination intervient entre deux dates fondatrices, le 12 avril 1892 (création du Togo en préfecture apostolique) et le 4 avril 1962 (nomination du premier archevêque togolais, Mgr Robert Casimir Dosseh-Anyron). Pour l’auteur, ce croisement temporel n’est pas anodin : il inscrit Mgr Gaglo dans une continuité historique et spirituelle, faisant de lui le sixième archevêque de Lomé dans une succession riche de sens.
Une Église en “printemps”
L’auteur développe une lecture symbolique forte : le mois d’avril apparaît comme un “printemps” pour l’Église togolaise. En s’appuyant sur les paroles du chant de Jean-Claude Gianadda, Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE rappelle que ce renouveau exige l’engagement de “jardiniers”, ces missionnaires et pasteurs qui ont façonné l’Église locale. Il rend ainsi hommage aux pionniers – missionnaires SVD et SMA – ainsi qu’aux figures marquantes comme Mgr Joseph Strebler, Mgr Dosseh-Anyron, Mgr Philippe Fanoko Kpodzo, Mgr Denis Amuzu-Dzakpah et Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan.
Une succession dans la continuité et l’amitié
L’un des axes majeurs de l’analyse de Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE repose sur la relation entre Mgr Barrigah et son successeur. Il décrit une transmission presque artistique et spirituelle, illustrée par la chanson “Et bonjour à toi, l’artiste”. Pour lui, Mgr Barrigah, “évêque-artiste”, aurait préparé l’avènement de “temps nouveaux”, passant symboliquement le relais à Mgr Gaglo pour poursuivre cette œuvre de transformation.
Une vision missionnaire tournée vers l’avenir
En citant les propres écrits de Mgr Gaglo, Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE met en lumière une orientation claire : faire face aux défis contemporains de l’évangélisation en adoptant une posture résolument tournée vers l’avenir. Refus du repli, appel à l’engagement total et à la mission : cette vision théologique et pastorale trace les contours d’un leadership dynamique, enraciné dans la foi mais ouvert aux exigences du temps présent.
Analyse : un tournant stratégique pour l’Église togolaise
À travers cette nomination, Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE entrevoit plus qu’un changement d’homme : un véritable tournant. L’Église de Lomé semble appelée à consolider son héritage tout en s’engageant avec audace dans une nouvelle phase de son développement. Le concept d’“aggiornamento”, évoqué en filigrane, traduit cette volonté d’adaptation et de renouveau.
Pour Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE, l’arrivée de Mgr Isaac Gaglo à la tête de l’archidiocèse de Lomé est porteuse d’espérance. Entre mémoire, continuité et innovation, cette nomination pourrait marquer l’entrée de l’Église togolaise dans une ère nouvelle, où le “marcher ensemble” deviendrait le moteur d’un renouveau spirituel et pastoral durable.
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ARCHIDIOCÈSE DE LOMÉ: 10 AVRIL 2026
Deux jours avant le 12 avril, en souvenir du 12 avril 1892 (création du Togo en Préfecture apostolique ) et six jours après le 4 avril, en pensant au 4 avril 1962 ( date de la nomination de Mgr Robert Casimir Tonyui, Messan Dosseh-Anyron, premier archevêque togolais de l’archidiocèse de Lomé), Mgr Isaac Jogues Kodjo Agbémenya Gaglo est nommé 6 è archevêque de Lomé.
Le mois d’avril, une période de printemps pour l’Église du Christ au Togo en général et pour l’archidiocèse de Lomé, en particulier ?
S’ il faut savoir lire les signes des temps alors les paroles de ce chant de Gianadda me remontent à l’ esprit :
« S’il est vrai qu’un printemps nous ramène les roses, il y faut malgré tout, les soins du jardinier. »
Et ces jardiniers sont nombreux: les pères missionnaires de SVD et de SMA ont été à la fois des semeurs et des jardiniers.
Puis Mgr Joseph Strebler, premier archevêque de Lomé.
Puis Mgr Robert Casimir Dosseh-Anyron, premier archevêque autochtone de Lomé. Il a été le fondateur du Petit Séminaire Saint Pie d’Agoenyive qui a donné à l’archidiocèse de Lomé, deux archevêques, Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan et maintenant Mgr Isaac Jogues Gaglo).
Après Mgr Dosseh , il y eut Mgr Philippe Fanoko Kpodzo, l’infatigable serviteur.
Et puis Mgr Denis Amuzu-Dzakpah et Mgr Barrigah, l’artiste qui, après avoir annoncé la période de printemps, a laissé la suite à son aîné Mgr Isaac Gaglo (deux frères au petit séminaire et sur la paroisse St Martyrs de l’Ouganda, Tokoin et deux amis dans l’épiscopat).
Alors, Mgr Gaglo, successeur de Mgr Barrigah, qu’ est-ce que cela peut signifier?
Loin de moi la prétention de me mettre à la place de Rome ou de la Conférence des Évêques du Togo dirigée par Mgr Benoît Alowonou, mais je veux juste balbutier quelque chose qui me vient à l’esprit au soir du 10 avril 2026
Pour parler du printemps pour notre Église, je me suis appuyé sur Jean-Claude Gianadda.
Pour cerner un possible lien entre deux amis Mgr Barrigah et Mgr Gaglo, je veux recourir à la chanson « Et bonjour à toi, l’artiste ».
C’est une chanson écrite par Pierre Delanoë, composée par Jeff Barnel et interprétée par Nicole Rieu :
» Et bonjour à toi l’artiste de n’importe où .Qui fais les jours gais ou tristes, toi qui changes tout. Tu nous offres la musique comme un cadeau.Toi, le magicien des temps nouveaux. »
Superbe expression, magicien des temps nouveaux
Mgr Barrigah, l’évêque-artiste, n’aurait-il pas annoncé ces temps nouveaux? Mgr Barrigah, l’annonciateur du printemps, n’aurait-il pas, subrepticement, remis la potion magique et la pierre philosophale (Paolo Coelho) à son ami Mgr Gaglo pour continuer ce que l’ on peut appeler, avec Nicole Rieu, la magie des temps nouveaux et que le pape Jean XXIII, en son temps, avait dénommé l’aggiornamento?
Dans son article, « L’Église catholique au Togo . Les nouveaux défis de l’évangélisation après 125 ans, aspects ecclésiologiques », Mgr Isaac Gaglo écrivait ceci :
« Pour faire face aux nouveaux défis de l’évangélisation, nous devons devenir des disciples et missionnaires tous tendus de tout notre être vers l’ Eschaton, le dernier pour ne pas succomber à la tentation de regarder en arrière ( cf Gn 18-19, femme de Loth), car qui met la main à la charrue, c’est-à-dire au train du Royaume, et regarde en arrière ( cf Lc 9, 62) est impropre pour y entrer. »
Et si le marcher- ensemble avec audace et détermination était notre devise, ne ferions-nous pas de grandes choses pour la gloire de Dieu et notre épanouissement ?

(Roger la Joie de la Croix FOLIKOUE)






