Les autorités libyennes ont lancé une enquête après l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi à Zintan, dans le nord-ouest du pays. Des experts médico-légaux ont été dépêchés sur place afin d’identifier les responsables et de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque. Cette disparition relance les interrogations sur l’équilibre déjà précaire de la scène politique libyenne, où l’héritage de l’ère Kadhafi reste un facteur de division.
Dans l’opinion publique, les réactions oscillent entre crainte d’une nouvelle montée des tensions et scepticisme quant à un réel impact sur le rapport de forces. Certains observateurs estiment que cette mort pourrait rebattre les cartes, tandis que d’autres jugent que le pouvoir réel demeure entre les mains des acteurs actuels.
Plus d’une décennie après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste profondément fragmentée, partagée entre des autorités rivales à l’ouest et à l’est. Ancien candidat à la présidentielle avortée de 2021 et figure controversée du paysage post-révolutionnaire, Seif al-Islam Kadhafi incarnait encore un symbole politique dont la disparition pourrait peser sur l’avenir incertain du pays.






