Au Ghana, une controverse née sur les réseaux sociaux s’est transformée en initiative culturelle d’envergure. Après des moqueries visant le président John Dramani Mahama pour avoir porté le fugu lors d’un déplacement officiel, le gouvernement a décidé d’instituer chaque mercredi comme « Fugu Day », journée dédiée à la valorisation de cette tunique traditionnelle du nord du pays.
Porté depuis des générations et associé au prestige et à l’autorité, le fugu — ou batakari — devient ainsi un symbole revendiqué de l’identité nationale. Les autorités entendent promouvoir la richesse culturelle du pays sur la scène internationale tout en stimulant l’économie locale, notamment les tisserands, stylistes et commerçants.
L’initiative, largement relayée en ligne, a rapidement suscité l’adhésion populaire et même un intérêt au-delà des frontières, illustrant le retour en force d’un habit chargé d’histoire, déjà arboré par les grandes figures politiques du Ghana depuis l’indépendance.






