Un an après sa chute, Goma demeure sous le contrôle du M23, dans un climat de violence et de peur permanente. La prise de la capitale du Nord-Kivu, en janvier 2025, a marqué le début d’une occupation sanglante, appuyée par des forces rwandaises, qui a profondément bouleversé la vie des habitants. Arrestations arbitraires, tribunaux rebelles, disparitions et accusations de torture rythment désormais le quotidien d’une population privée de libertés.
Malgré les initiatives diplomatiques internationales, les combats persistent et les accusations contre Kigali se multiplient. Sur le terrain, l’économie locale est paralysée : banques fermées, salaires impayés, monnaie rwandaise imposée et isolement quasi total du reste du pays. Les fonctionnaires, sans ressources, et les familles, à bout d’économies, tentent de survivre dans une ville à l’arrêt.
Entre discours de « libération » des rebelles et dénonciation d’une gouvernance par la terreur par Kinshasa, Goma reste enfermée dans une impasse politique et humanitaire, symbole d’un conflit qui s’enlise et d’une paix toujours hors de portée.
La rédaction






