À Glidji, dans la préfecture des Lacs, les préparatifs de la 363ᵉ édition de la fête traditionnelle Épé-Ekpé s’ouvrent dans un climat de fortes tensions.
Une réunion décisive tenue le 2 avril n’a pas permis de dégager un consensus entre dignitaires, révélant de profondes divisions au sein des autorités coutumières.
À l’origine de la crise, la désignation contestée d’un prêtre chargé de conduire le rituel central, décision attribuée au régent et perçue par plusieurs notables comme partiale. Cette situation a rapidement dégénéré en confrontation ouverte, avec des manifestations de prêtres et d’adeptes dénonçant leur exclusion et réclamant des changements à la tête de l’autorité traditionnelle.
Ces dissensions ravivent le spectre des violences de 2016 et mettent en lumière une crise de gouvernance persistante, où la question de la légitimité reste centrale.
À l’approche de cette célébration majeure du peuple Guin, désormais inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité, l’enjeu est double : préserver la cohésion interne et garantir l’image d’un événement à portée internationale.
La rédaction






