Réuni le 25 février 2026 à Lomé sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres a adopté une réforme majeure sur la protection du patrimoine culturel, un décret relatif à la magistrature et examiné quatre communications stratégiques.
Le projet de loi portant protection et promotion du patrimoine culturel national modernise le cadre légal de 1990 en intégrant la protection du patrimoine immatériel et subaquatique, en s’alignant sur les conventions de l’UNESCO et en renforçant les sanctions contre les atteintes aux droits d’auteur. L’objectif : valoriser la création nationale et dynamiser les industries culturelles et touristiques.
Un décret a également entériné l’admission de cinq magistrats au grade hors hiérarchie, après validation du Conseil supérieur de la magistrature.
Sur le plan économique, le bilan 2025 du Fonds national de la finance inclusive confirme son rôle moteur : plus de 1,94 million de crédits octroyés depuis 2014 pour 117,7 milliards FCFA, avec un taux de remboursement de près de 95 %. En 2025, 34 006 prêts ont été accordés, majoritairement en faveur des activités génératrices de revenus, avec une forte concentration dans la région des Savanes. Malgré ces performances, 4,106 milliards FCFA restent en souffrance, poussant l’État à renforcer les mesures de recouvrement.
Le Conseil a par ailleurs autorisé la création d’un comité national pour la restitution de plus de 8 000 biens culturels togolais conservés à l’étranger et validé le lancement de l’appel à projets du Fonds national de promotion culturelle.
Enfin, sur le dossier sensible de la délimitation maritime avec le Ghana, le gouvernement a pris acte de la décision unilatérale d’Accra de recourir à l’arbitrage international, réaffirmant son attachement au règlement pacifique des différends et sa détermination à défendre les intérêts du Togo.






