La Confédération africaine de football n’a pas tardé à faire tomber le couperet. À la suite des graves incidents ayant émaillé le quart de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et le Nigeria (0-2, le 10 janvier), l’instance continentale a officialisé une série de sanctions exemplaires, envoyant un signal clair à toutes les fédérations engagées.

Des suspensions qui pèsent déjà sur l’avenir
Au cœur des décisions disciplinaires, deux internationaux algériens sont directement concernés. Le gardien Luca Zidane a été suspendu pour deux rencontres après son altercation avec Fisayo Dele-Bashiru au terme de la rencontre. Une absence lourde de conséquences, puisqu’il manquera les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027.
La sanction la plus sévère touche toutefois Rafik Belghali. Le latéral droit a écopé de quatre matchs de suspension, dont deux avec sursis, pour son attitude jugée hostile envers le corps arbitral. Son comportement, marqué par des protestations insistantes et répétées à l’encontre de l’arbitre central Issa Sy, n’est pas passé inaperçu aux yeux de la commission disciplinaire.
Ces mesures rappellent la ligne de fermeté adoptée par la CAF face aux dérives sur et en dehors du terrain.
Une facture financière particulièrement salée
Mais ce sont surtout les sanctions financières qui illustrent l’ampleur de la réprimande. La Fédération algérienne de football se voit infliger un total de 95 000 dollars d’amendes, répartis sur plusieurs chefs d’accusation.
La CAF reproche notamment :
- des échauffourées générales à la fin du match,
- le comportement jugé inapproprié de joueurs et de membrés du staff,
- ainsi que les agissements des supporters algériens dans les tribunes.
L’instance pointe l’usage de fumigènes, une tentative d’envahissement de la pelouse et des gestes considérés comme offensants envers les arbitres, notamment l’exposition de billets de banque, interprétée comme une accusation implicite de corruption.
Un dossier loin d’être clos
Face à cette avalanche de sanctions, la FAF a annoncé avoir engagé une procédure de recours, conformément aux règlements en vigueur. Une bataille juridique pourrait donc s’ouvrir, prolongeant un épisode déjà très sensible pour le football algérien.
Au-delà du cas algérien, cette décision sonne comme un avertissement général : la CAF entend protéger l’image de ses compétitions et ne tolérera plus aucun débordement susceptible de ternir la CAN.






