À Genève, le Togo a marqué les esprits en devenant le premier pays à signer le nouvel Accord international sur le cacao 2026, adopté lors de la Conférence des Nations Unies sur le cacao organisée par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement et de la session extraordinaire du Conseil international du cacao.
Conduite par Enselme Gouthon, secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao, la délégation togolaise a officialisé l’engagement du pays en faveur d’une réforme ambitieuse de la gouvernance mondiale du cacao.
Ce nouvel accord, qui remplace celui de 2010, établit des priorités structurantes : garantie d’un revenu vital pour les producteurs, promotion de la transformation locale, diversification des débouchés vers les secteurs agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique, et amélioration de l’attractivité des investissements dans la filière. Il introduit également un volet inédit consacré à la durabilité économique, sociale et environnementale, ainsi qu’une nouvelle définition du cacao fin.
En signant en tête, devant le Nicaragua et la Côte d’Ivoire, le Togo affiche clairement son ambition de peser davantage dans la régulation internationale du secteur et de bâtir une chaîne de valeur plus équitable et compétitive.
L’accord entrera en vigueur le 1er octobre 2026, sous réserve des ratifications requises. Les autorités togolaises ont déjà engagé la procédure d’adhésion formelle, confirmant leur volonté d’inscrire durablement le pays parmi les acteurs stratégiques du marché mondial du cacao.






