Après l’euphorie de 2024, le marché du cacao a basculé dans une crise profonde. Depuis la mi-2025, les prix aux producteurs s’effondrent, passant de sommets historiques à des niveaux jamais vus depuis deux ans. En janvier 2026, le cacao a touché un plancher autour de 2 240 F CFA/kg, soit une chute de plus de 60 %, avant une timide stabilisation.

Cette dégringolade a entraîné une accumulation massive de stocks invendus, paralysant les échanges. Au Togo, environ 1 500 tonnes de cacao restent bloquées chez les producteurs, acheteurs et exportateurs, dans un contexte où les exportations ont été divisées par deux en un an. Si les prix bord champ couvrent encore les coûts de production, la tendance baissière persistante fait planer de lourdes incertitudes sur l’avenir de la filière.

Réunis le mercredi 28 janvier 2026 à Lomé, les acteurs du café-cacao ont tiré la sonnette d’alarme et appelé à une réponse collective. La concertation a mis en avant la nécessité de concessions temporaires pour écouler les stocks, relancer le marché et limiter les pertes. Vieillissement des plantations, effets du changement climatique et stratégies des pays consommateurs expliquent en partie cette crise.
Face à un marché devenu imprévisible, la filière togolaise se retrouve à un tournant décisif. Sans coordination renforcée, mécanismes de régulation adaptés et valorisation locale accrue, le cacao togolais restera exposé aux chocs mondiaux.
La rédaction






