Au lendemain d’une nuit de frappes d’une rare intensité, les secours s’activaient encore ce jeudi à Beyrouth pour retrouver survivants et victimes ensevelies sous les décombres. Plusieurs quartiers, dont Tallet El Khayat, ont été dévastés, laissant derrière eux immeubles effondrés et commerces anéantis.
Ces bombardements sont intervenus quelques heures seulement après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, brisant l’espoir d’un apaisement régional. Israël a toutefois précisé que cette trêve n’incluait pas son affrontement avec le Hezbollah, qualifiant l’opération de plus vaste offensive coordonnée depuis le début des hostilités. Selon l’armée israélienne, plus d’une centaine de cibles ont été visées en l’espace de dix minutes à Beyrouth, dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa.
Sur le terrain, des habitants affirment qu’aucune alerte préalable n’a été donnée. Pris de panique, des civils ont fui dans les rues alors que d’épais nuages de fumée s’élevaient au-dessus de la capitale.
Avec au moins 182 morts et des centaines de blessés, cette journée s’impose comme la plus meurtrière depuis la reprise du conflit entre Israël et le Hezbollah, illustrant la fragilité extrême de toute avancée diplomatique dans une région toujours au bord de l’embrasement.






