La juridiction militaire a rendu sa décision dans le procès en appel relatif à l’affaire Madjoulba, marquant une étape décisive dans ce dossier sensible. À l’issue des audiences, la cour a confirmé certaines responsabilités, en a requalifié d’autres et a prononcé des sanctions aux contours contrastés, entre lourdes condamnations, peines assorties de sursis et acquittements.
Parmi les peines les plus sévères figure celle du général Félix Abalo Kadanga, condamné à 30 ans de réclusion criminelle.
Le chauffeur, CCH Songuine Yendoukoua, reconnu coupable de complicité d’assassinat et d’entrave à la justice, écope de 25 ans de réclusion criminelle, assortis d’une destitution. Il est toutefois acquitté des accusations liées à un complot contre la sécurité intérieure de l’État.
La 1ère Classe Akouna Lélatou est condamnée à cinq ans de réclusion criminelle pour complicité d’assassinat, avec destitution. Elle est en revanche blanchie des chefs de complot et de faux témoignage.
Le commandant Boue Balakyeme est condamné à 20 ans de prison et à la destitution pour complot contre la sûreté de l’État et entrave au bon fonctionnement de la justice.
De son côté, le commandant Atekpe Kpatcha Akila-Esso écope de trois ans d’emprisonnement, dont douze mois assortis de sursis, pour entrave à la justice. Il est relaxé pour les faits de complot.
Le lieutenant-colonel Agbonkou Komlan Sénam est entièrement acquitté, aucune charge n’ayant été retenue contre lui.
Enfin, le lieutenant-colonel Ali Kodjo est condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec destitution pour complot contre la sécurité intérieure et entrave à la justice, mais relaxé du chef de complicité d’assassinat.
Ce verdict met un terme judiciaire à l’un des dossiers les plus retentissants de ces dernières années, tout en laissant transparaître la complexité des responsabilités établies au fil des débats.






